English

My work is principally based in sculpture and photography.

 I experiment within the limits of the mediums to reflect on their permeability.

My whole practice raises the question of whether the work’s existence is image-based or object-based or whether it can be both.

I explore relationships between photography and objects. I design, fabricate and photographs my own sculptures and assemblages. 

One of my principal concern is to transform the original nature of an object while photographing it, and therefore to observe the distance that has been created with the image from the physical reality of the object.

Photography stands a new perspective on the objects and freezes the subject, crystallising it in a very radical and definitive point of view.

Photography puts the question of perception differently, by freezing reality instantaneously, distancing itself from it, a different nature appears: A trace of the subject substitutes for the physical object. The image replaced, altered and falsifies our memory of the physical object.

Nevertheless, the idea of a photographic print being both representation and an object in its own right resonates strongly with my own interest in photography. The materiality of the photograph (texture of the print, framing) is one of my concern when making a printed image, in order to add a sense of palpable time and space into it.

The relationship in between my two and three dimensional works are holding an autonomous relationship of their own: the differences of scales and finitions in between big seductive prints and small scaled, uncleaned or impoverished like objects, that engage a proximity with the viewer as well as intimacy, make available different dimensions for the viewer.

In my sculptural  works, I’m driving a reflexion in a place where flatness, illusion and surfaces are at stake.

I’m interested in objects material properties, their weight, texture, and how the material develops and performs over time.

I’m principally putting my attention on the surfaces of the sculptures, the quality of illusion of the materials, colour, textures so as to contradict our impression of the nature of the objects.

The experimental nature of my studio work takes centre stage. I have an empirical approach towards to my work in which trial and error are more important than the desire of a clean and polished object.

I often work in series, creating ruptures from one work to another, while using the memories of what happened before: A sculpture consists of the ruins of the one before and the beginnings of one after.

In most of my sculptures, the idea is to sustain the stability and solidity while simultaneously wanting the objects to reveal their fragility and their precariousness.

Valerie Collart, 2013

Français

 Mon travail privilégie et questionne les médiums de sculpture et de photographie, et s’intéresse à leurs perméabilité. 

Ma recherche s’interesse à savoir si une pièce s’incarnera en tant qu’image ou objet et dans quelle mesure elle peut exister dans les deux champs simultanément.

Le sujet principal de mes images sont des sculptures et assemblages fabriqués parfois dans le seul but d’être photographiés. 

La photographie, tout en déterminant une nouvelle échelle, immobilise et pétrifie l’objet à un instant précis.

Une de mes préoccupation est de transformer la nature initiale d’un objet par l’acte de le photographier et ainsi d’observer l’écart que propose l’image de cet objet avec la réalité physique de celui-ci. 

L’image altère notre mémoire de l’objet physique expérimenté dans l’espace, en le cristallisant, elle se substitue à lui, et devient sa nouvelle réalité.

Pour autant, la texture des images,  leurs présence, leurs présentations, et leurs manière d’exister dans l’espace me préoccupe. Leur capacités à, tout en étant représentations, devenir à leur tour “objets” est l’axe par lequel j’aborde le plus souvent la photographie.

Mes travaux en deux et trois dimensions se répondent et entretiennent une relation autonome et complémentaire: Les variations d’échelles, les différent niveaux de finitions, entre des grand tirages photographiques, lisses et séduisants et des objets plus petits au caractère plus abruptes qui engagent une proximité avec le spectateur ainsi qu’un sentiment d’intimité, laisse à la disposition du regardeur plusieurs dimensions et niveaux de lectures.

Pour en revenir à l’objet, plus spécifiquement, je l’aborde en privilégiant les notions de planéité, d’illusion et de surface.

Je suis principalement préoccupée par les propriétés matérielles des objets, leur poids, leur texture, comment le matériau se développe et son évolution dans le temps. Je fais des choix définis qui concernent le traitement apporté aux surfaces des sculptures: couleurs et textures; afin de provoquer un véritable changement de nature des objets.

Le travail d’expérimentation dans l’atelier, est au centre de ma pratique: Les objets créés reflètent une certaine liberté de construction au bénéfice d’une recherche empirique et d’une énergie créative plus qu’une recherche de finition de l’objet.

Je travaille le plus souvent en série, en créant des écarts d’une pièces à l’autre, tout en utilisant les réminiscences de ce qui s’est passé auparavant: Une sculpture est constituée des ruines de celle qui la précède et des prémices de celle qui va lui succéder. Ce qui participent à l’élaboration d’un vocabulaire formel précis et personnel qui entre en résonance et se renforce d’une pièce à l’autre.

Avec la sculpture, ma recherche consiste à établir à travers chaque objet, des conditions formelles, qui réunissent d’un côté un sentiment de stabilité, de solidité et de l’autre une contemplation de la précarité du volume, de sa matérialité, de sa fragilité.

Valerie Collart, 2013